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Quelquefois il convient mieux de découvrir la marnière sur toute la surface, d’autres fois il vaut mieux n’en prendre d’abord qu'une portion. C'est le cas, surtout lorsqu'on ne doit pas creuser profondément, et qu’on se propose de remplir en partie la place où Pon a extrait la marne, par la terre qui recouvre la portion non extraite: l’on peut avancer ainsi dès le pied d’une coline mar- neuse jusqu’à sa sommité. Mais lorsqu'on veut aller à une grande profondeur, ce à quoi l’on se trouve d'autant plus disposé, qu’à mesure qu’on penètre plus avant on trouve la marne plus homogène et plus calcaire, 1l faut alors: deblayer toute la surface de la marnière, afin de pouvoir y travailler plus à l'aise et de n'avoir pas à redouter des éboulemens.
Une étendue de huit perches en longueur, sur six en largeur*, forme une marnière bien proportionnée; cependant il est des cas où l’on double cette étendue.
Il faut donner à la fosse une entrée et une sortie, afin que les attelages ne soient pas obligés d’y tourner; l’une et l’autre doivent avoir une pente douce, afin qu'on puisse entrer et sortir facilement.
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Pour l'extraction et le transport de la marne, il faut chercher à établir une juste proportion entre les ouvriérs qui piochent et chargent, et les attelages; de sorte qu'ils ne doivent pas s'attendre réciproquement, Cette proportion varie suivant l'éloignement du lieu où la marne doit être charriée, suivant Ja profondeur à laquelle elle doit être extraite, suivant la tenacilé de cette espece de terre, suivant la température et suivant la quantité d’eau qui s’amasse dans la fosse. Il faüt arranger les choses de manière qu'il. y ait toujours dans la marnière un chariot, une charrette ou un tombereau prêt à être charge, mais qui aussi ne doive pas attendre pour recevoir sa charge. Il ne convient du moins pas qu'il reste aux chargeurs plus de tems qu’il ne leur en faut pour piocher la marne, ou pour Pextraire, si elle se trouve à une trop grande profondeur pour pouvoir être jetée immédiatement sur les chariots. Si le tra- vail avance promptement, il faut yemployer desouvriers particuliers pour piochér et d’autres pour charger.
Si l'éloignement est plus grand, les atielages ne peuvent pas revenir aussi promptément que s'ils n’allaient qu’à une petite distance; il faut donc aug- menter ou diminuer en conséquence le nombre des attelages et celui des manouvriers; cela peut facilement être re
glé sur une inspection de la localité.
* 96 pieds de Rhin en longueur, 72 en largeur. rad.


