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D'AGRICULTURE. 247
pour en éprouver des effets également satisfaisans, en employer une quantité
d'autant plus grande.
6 646.
Ces différences dans la quantité de marne employée et dans la consistance du sol, expliquent les contradictions apparentes des expériences faites sur le renouvellement du marnage. Une fois, par exemple, on n’a aperçu aucun bon effet du second ou du troisième marnage, si même on n’en a vu un mauvais, Une autre fois le second marnage a produit plus d’effet que le premier. Dans le premier cas tout ce que la marne peut donner était encore dans le sol en assez grande abondance, mais l’on avait négligé de fumer, et l’humus qui avait été épuisé ne pouvait pas être remplacé par une marne ordinaire. Si c'etait de la marne argileuse, il se peut qu’un sol qui ne manquait déjà pas d'argile, en eût été surchargé et par là réellement détérioré. Dans le second cas on n'avait pas omis de fumer, les propriétés physiques de la marne étaient mieux appro- prices à la nature du sol, la consistance de celui-ci s’améliora. Dans les heux où l’on marne régulièrement les terres, mais où l’on applique au sol une quantité de fumier suffisante, on est disposé à croire que le sol a plus besoin de marne que de fumier, lorsqu'une espèce quelconque de mauvaise herbe y prend le dessus et y pousse avec beaucoup de vigueur. Alors le marnage qui, sans doute, nécessite une jachère complète et soignée, non-seulement détruit les mauvaises herbes, mais encore donne plus de fécondité que le fumier; car la vigueur de Ja mauvaise herbe dont le sol est couvert, prouve que le sol contient encore en abondance Îles sucs propres à l'amélioration des végétaux, mais que ces sucs sont plus appropriés à cette mauvaise herbe qu'aux céréales. L'action chimique de Ia marne change probablement la nature de P humus.
Mais dans les contrées où l’on est dans l’usage d’amender souvent avec de Ja marne, on n’emploie ordinairement cette substance qu’en quantité très-moderée. On n’applique guères à un terrain sablonneux que vingt-cinq à trente chariots de marne argileuse par chaque jouraal, et à un terrain glaiseux, souvent pas
au-delà de dix chariots de marne calcaire, sur une même étendue.
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On n’est pas plus d’accord sur la durée des effets du marnage, et cette durée doit en effet varier avec les circonstances, Une forte addition de marne argt- leuse améliore d’une manière durable les qualités physiques d’un terrain sa— blonneux, en sorte qu’il rapportera toujours de meilleures récoltes, pourvu cependant qu’il soit fume en tems convenable. On apereoit Peffet chimique


