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2 (1812) Tome second, contenant La fin de l'Économie. L'Agronomie. La premiere partie de l'Agriculture
Entstehung
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XVIII PRÉFACE

que son transport soit moins coûteux, soit afin de pouvoir mieux diviser cette substance. La quantité nécessaire à l'amendement dune étendue de terrain donnée, dépend surtout de la nature de ce terreau, et en partie aussi de la fertilité du sol, puisque lorsque celui-ci a déjà de la fécondité, il a besoin dune moins grande addition de sucs pour parvenir à ce point il rend les plus belles récoltes, sans que Îles grains courent risque d'y verser.|

Il importe beaucoup que le terreau soit parfaitement mélangé avec le sol, et que ce mélange ait lieu aussitôt après que le terreau a été épandu, afin que celui-ci ne s'agglomère pas et ne forme pas des mottes. Quoique la tourbe soit composée de dépouilles de végétaux, on ne peut employer immédiatement à l'amendement des terres que celle qui est légère et meuble, et cette espèce de terreau qui sen détache dans le frottement; celle qui est pesante, qui contient de l'acide, et surtout du bitume, a besoin, pour être convertie en engrais, de demeurer long-tems en tas, mêlée avec de la chaux vive ou avec des fumiers très-actifs, ou enfin avec du sable bien grené.

Enfin, on a employé avec un grand succès à l'amendement des terres, du charbon de terre bitumineux; mais celte substance paraît agir bien plus comme agent de décomposition, cest-à-dire par la faculté quelle a d'accélérer la putréfaction des matières organiques auxquelles elle est associée, que comme aliment proprement dit.

_ Les défauts qui caractérisent une espèce de terrain peuvent sans contredit être corrigés en ajoutant à celle-ci des terres qui se distinguent par lexcès contraire; mais elles sont rares les circonstances les frais de telles améliorations. nexcèdent pas les avantages quon peut en retirer; peut-être même se réduisent-elles au seul cas la couche inférieure du sol à en elle les qualités qui peuvent corriger les défauts de la couche supérieure. Dailleurs, le mélange du sable avec l'argile est dune difficulté extrême; on ne peut lopérer que par des labours très- multipliés, en choisissant pour cela les momens les plus favorables.

Cependant on améliore dune manière durable, la nature physique des terrains argileux, en les écobuant, en brülant leur superficie; parceque le feu durcit les parties intégrantes du sol, en même tems quelle les