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2 (1812) Tome second, contenant La fin de l'Économie. L'Agronomie. La premiere partie de l'Agriculture
Entstehung
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DU TRADUCTEUR. VII

ployer les sucs que le sol contenait encore, à sen procurer de nou- veaux, en multipliant les produits dont on obtient des engrais.

Ces tableaux du passage à de nouveaux assolemens présentent des instructions très-importantes et qui sont à la portée des lecteurs de toutes les classes. Ils terminent la seconde section de cet ouvrage et le Traité de l'Économie.

AGRONOMIE.

L'Auteur définit PAGRONoMIE le Traité des parlies conslituarites et des propriétés physiques du sol, lart de connaître et dap- précier les terres. 1] nen fait donc quune partie de la grande science que nous caractérisions autrefois sous ce nom particulier.

Le sol est la matière première de l'agriculture, je dirais presque quil en est l'atelier ou le laboratoire, car le sol proprement dit ne sert délément à la formation des plantes que par le moyen de subs- tances qui ne sont pas essentielles à sa composition. Il favorise plus ou moins cette formation par sa nature, cest-à-dire par la disposition que ses parties ont à transmettre aux suçoirs des plantes lhumus et les sucs alimentaires de la végétation, ou à les retenir à elles.

La terre que, dans l'enfance de nos connoissances, on à qualifié autrefois délément, est un composé dune variété infinie de subs- tances, dont plusieurs nappartiennent point à celles quon envisage aujourdhui comme des terres.|

Dans son état actuel la chimie distingue neuf espèces de terres répu- rées élémentaires, cest-à-dire quon nest pas encore parvenu à décom- poser, et de ces neuf, quatre seulement, lPalumine, la silice, la chaux et la magnésie, contribuent essentiellement à la formation de notre sol.

> 4 lumine est Vélément qui caractérise largile, et ce que nous appelons vulgatrement glaise ou terre grasse; la silice est l'élément dune grande partie des sables et des pierres, elle concourt à rendre le sol plus meuble. Dans la nature on ne rencontre ni lune, ui lautre de ces terres dans un état de pureté absolue. Leur mélange constitue des argiles plus ou moins tenaces; à mesure que la proportion dalu- mine diminue et que celle de silice augmente, le sol devient plus

éger et plus sablonneux.