pi PRÉFACE x moi connu n’a mieux rassemblé les découvertes nouvelles qui se rapportent à cette matière, et n’a tiré de leur démonstration, des conséquences plus importantes et plus nombreuses,
Dans la Préface du premier volume, j'ai prévenu mes lecteurs de l'extrême attention que cet ouvrage exige pour être lu avec fruit; cette observation est particulièrement applicable à ce second volume, le plus scientifique de tous, par conséquent celui qui est le moins à la portée du vulgaire.-Ceite dernière circonstance m’a déterminé à donner ici une courte analyse du contenu de ce volume, et à la metire à la portée des lecteurs de tous les ordres, pour qu'ils puissent ensuite avec fruit lire Pouvrage même,|
Dans ce résumé je ne dois point omettre celte dernière partie de VEconomie, que j'airegretté ne pouvoir insérer encore dans le premier volume; partie très-essentielle, et qui avait été trop négligée dans les ouvrages publiés en France sur l'agriculture.||
Les ANGLAIS nous ont donné l'exemple de ces calculs de dépenses et de produits, qui devraient toujours servir de base à la pratique agricole; je les ai moi-même poussés à une précision plus grande encore, et je me suis convaincu que le seul moyen d'exercer l’agri- culture avec avantage, et de parvenir au mieux possible dans chaque localité, c’est d'avoir constamment ces calculs devant les yeux, non d’une manière hypothétique, mais assurée, mais pratique, et tirée d'une comptabilité rigoureusement précise. En suivant ce principe, l’auteur a mis ici en opposition neuf systèmes de culture différens, afin de montrer à ses lecteurs les avantages comparatifs de chacun d’eux. Si dans l'application de ces divers systèmes à une même surface de terrain, il n’a pu donner que du vraisemblable, ses calculs n’en ont pas moins l'expérience pour base, ils ne méritent pas moins la con- fiance dans les résultats qu’ils présentent.
Mais ce n’était pas assez de prouver qu'un assolement était le plus avantageux, il fallait enseigner, il fallait démontrer que le passage à cet assolement était possible, et que s'il exigeait quelques avances pécuniaires, il pouvait du moins s’accomplir à l’aide des seuls engrais
qu'on obtenait du fond lui-même, et qu'il suffisait pour cela d’em-
P
|


