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manière qu'à celui nourri à Pétable. Mais pour la nourriture à Létable, il esr bien plus facile de répartir les terres d'une manière convenable d'après leur fertilité; parce qu'alors le rapprochement des soles entr'elles, et celui des soles par numéros, n'est point aussi nécessaire, et qu'ainsi l'on peut très-bien arran- ger les choses de manière à pouvoir chaque année semer en fourrage un champ, dont le terrain soit propre à ce genre de Prodluis„ et qui soit assez rapproché des bätimens rustiques.
§ 387.
7.) Avec une bonne culture on peut à la vérité compter sur la récolte de trefle, mais cependant pas au point d'étre entièrement rassuré contre la possi- bilité de sa non réussite; et si ce dernier cas devait se réaliser ‚toute l'économie en serait bouleversée.
Reponse. Quoique le trèffe doive être envisagé comme le principal fourrage
d'été, on commettrait cependant une grande faute, si'on se reposait entiére-
ment sur lui, puisque, sans méême devoir craindre que semé convenablement il viennèe à manquer tout-à-fait, il peut cependant y avoir des tems ou il ne donne point assez de fourrage pour sufffre à la nourriture du bétail, ou bien où l'on ne saurait conseiller de l'employer à cet usage. Le trèffe n'est pas assez printan- nier pour qu'on puisse commencer par lui la nourriture au vert, et entre ses deux coupes, il y a une époque où il est trop vieux ou trop jeune pour éêtre employé avec avantage; outre cela'on en manque après la seconde eoupe, st après elle on laboure pour semer du blé. Ainsi pour que la nourriture à l'étable repose sur des bases solides, il ne faut pas se borner à mi consacrer un seul genre de produits, il faut au contraire avoie à sa disposition diverses espèces de végétaux qui puissent étre substitués au trèfle vert, si cela devenait nécessaire, et qui pourtant puissent étre consommés d'une autre manière; c'est à quoi son: particulièrement propres les vesces, et sur terrain see, la spergule et le blé noir; si on n'a pas consacré des pièces particulières à produire pendant un long espace de tems de la luzerne, du sainfoin(esparcette) ou des fourrages artificiels du genre des graminées. Lorsque, ce qui est à peine possible dans une bonne culture, Pon aurait laissé subsister ce trèfle pendant Phiver sans le rompre, Von pourrait y semer d'abord au printems des vesces, de la semence desquelfes il est d'autant plus facile de Furqer une provision, qu'elle se con- serve pendant dix ans ei plus. § 383.
8.) D'après les expériences qu'on a faites, principalement dans le Holstein,
le beurre produit par les vaches nourries à l'étable n'a pas la même bonté et ne
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