352 PRINCIPES RAISONNES
La manière la plus économique de faire le charroi de la nourriture verte est celle qui a lieu ou par des vaches elles-mômes, dressées à cet effet, ou par des bœufs, qui y sont consacrés, ei qui, tout en faisant cela, s'engraissent d'autant micux qu'ils mangent et à l'étable et au champ, et que ce travail modéré ne fait qu'aider chez eux à la digestion, au moyen de quoi à la fin de l'été ils paient très-bien leur nourriture. Quant au supplément de travail qu'occasionne l'excé- dent d'engrais qui est une suite de la nourriture à l'étahle, on voudra bien ne pas le compter comme une charge.
Je dois avouer qu'il est des circonstances oQ, en 6été,„'emploi de deux personnes de plus sur 80 vaches peut avoir des inoonvéniens; cependant le cas où l'on n'aurait pas la possibilité de se les proourer, doit éêtre rare. Là où l'on est réduit à épargner les bras autant que cela est possible, on s'arrange de manière à continuer la nourriture à l'étable jusqu'au tems de la moisson, alors on fait sortr le bétail pour paâturer les trèfles sur les chaumes et les troisiémes pousses.
§ 583.
3.) La nourriture à Pétable exige un meilleur arrangement des écuries et plus de réunion, une grande place pour conserver la nourriture verte, et divers ustensiles, par conséquent un cheptel mort“ plus considérable.
Reponse. Dans cette objection on s'est exagéré les diffcultés ou les doutes. Saus doute une étable bien distribuée donne beaucoup de facilité. Le fourrage vert peut y étre conservé plus long-tems saus qu'il se gäte, et il peut étre dis- tribué au bétail d'une manière à la fois beaucoup plus prompte ei plus profitable, Mais il n'y a pas d'étable où Pon ne trouve une place pour conserver ce fourrage, si, pour y parvenir, on veut seulement diminuer de quelques tétes le nombre des bétes. Le chariort, la fourche, le rateau et la faulx qu'il faut de plus, peuvent à peine être mis en compie. Ceux qui fom cetie objection parlent aussi de grandes caves et de machines à couper les racines, lesquelles de fait ne peuvent point étre imputées à la nourriture d'été, de laquelle seulement il s'agit ici.
§. 384.
4.) Dans une économie rurale ok il n'y a que peu de bétail, ezcédent de frais qu'occasionne la nourriture à l'étable peut se réduire à fort peu de chose, Mais le travail y augmenie avec le nombre des bestiaux en bien plus grande proportion que cela n'a lieu lorsque les bétes sont nœurries au päturage. Dans la culture ordinaire-avec päturage, il est même assez indifférent qu'un berger ait à garder 20 ou 200 bétes. Avec la nourriture à'étable au contraire, le nombre
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* Le chepiel mort comprend l'ensemble des charriots, instrumens, outils et ustensiles nécessoires à une exploitation rurale. Trad.
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