Teil eines Werkes 
1 (1811) Tome premier, contenant 1. Les principes fondamentaux ; 2. L'Économie.
Entstehung
Einzelbild herunterladen

348 PRINCIPES RAISONNES

terrain, une quantité d'alimens incomparablement plus grande qu'on ne l'ein fait d'une autre manière.

5.) Parce que ce genre de culture laisse parvenir ces plantes à leur plus haute végétation et au point de leur développement ouù elles donnent le produit le plus élevé dont elles soient suscepübles, soit en quantité, soit en qualité. En effet, le développement et la croissance de la plupart des plantes à ſourrage augmentent pro- gressivement jusqu'à un certain point, et d'autant plus que ces plantes approchent du plus haut degré auquel elles puissent atteindre; dans leur première eris- tence, leur végétation est très-faible pendant un tems, et elle saccélère d'autant plus que la plante approche de son développement complet: si, comme cela arrive dans le pâturage on n'attend point gette époque, l'on ne saurait atteindre le plus haut produit. Cependant deès la floraison, la plante cesse de croitre et à mesure que la semence se forme, la tige et les feuilles perdent une partie des

sucs nourricièrs qu'elles contiennent. Ainsi donc le point précisément le plus

avanlageux, ne peut érre saisi que par le fauchage. Comme alors la plante n'est point encore affaiblie par la formation de la semence, souvent elle pousse de nouveaux jets qu'on laisse arriver au méême degré de perfection.

c.) Parce que de cette manière les plantes ne sont point écrasées et détruites par les pieds du bétail, er qu'ainsi leur végétalion n'est point retardée par la pression du pied des animaux.

L'expérience démontre, que par ce moyen et à quantité égale de terrain, on obtient d'une étendue de moitié plus peute, une nourriture tout aussi abondante et aussi parfaite que celle produite par la totalité des päturages; ainsi Pon peut épargner ou consacrer à d'autres usages ou à l'entretien d'une plus grande quan- nité de bétail, au moins la moitié du terrain qui auparavant était destiné à la nourriture d'un moins grand nombre de bétes.

§ 577.

2. C'est surtout pour ohtenir des fumiers qu'on entretient du beitail; et c'est sculement de cette manière qu'on peut trer le plus grand parti de cette espèce d'engrais.

Dans toute culture ou le bétail est nourri au pälurage, la plus grande partie du fumier d'été est dissipée. Les excrémens qui tombent sur les pacages à demeure sont absolument perdus pour la culfure des champs, saus que pour cela ils profitent beaucoup au päturage, puisqu'on ne s'aperçoit pas que d'anciens

herbages le bétail päture constamment, augmentent de produit en proporuon du fumier que le bétail y dépose. Souvent même le fumier ne produit d'autre

. 8. eflet que celai de donner pour plusieurs années aux plantes sur lesquelles il