Teil eines Werkes 
1 (1811) Tome premier, contenant 1. Les principes fondamentaux ; 2. L'Économie.
Entstehung
Einzelbild herunterladen

0

e lion Heut odi-

fen

on- nsi

les

liſs

Cas

de er oute esoin que deux

es à quiil dou-

des

uion

lui a vulier

qul

autres lantés

DAGRICULTVURE. 3

ailleurs, commeitaient fréquémment des fautes, et jetaient tout dans le désordre. Des règles tirées de leur propre expérience n'allaient point à des sols d'une autre nature, à des forces et à des circonstances différentes; et c'est ainsi que ces éco- nomes, experts dans leur village, passaient ailleurs pour iguoraus. Lagriculteur vraiment éclairé, au contraire, soriente dans les positions les plus variées, lors- qu'il se donne le tems de bien les examiner.

§ 11.

Ainsi Pagriculteur qui m'a pas étudié la science, ne peut faire que peu d'usage des livres, méme les meilleurs. Il ne sait pas mettre en ordre ces idées nouvelles et les saisir dans leur ensemble. Tout au plus ose-t-il lire les ouvrages qui ont un assez grand rapport avec les circonstances parüculières il se trouve-

§ 12.

L'étude de la science agricole doit, sans cependant donner des règles spé- ciales, apprendre à connaitre les observaulons et les résultats des expériences faites jusqu'ici, à les scruter jusque dans leurs premières bases; elle doit répandre la lumière sur toutes les opérations; montrer le plus ou moins de plau- sibilité d'opinions reçues, et pour chaque cas particulier, conduire à la découverte de la règle; à en suivre, mème à en prévoir et en calculer les suites.

Comme l'agriculteur éclairé comprend toujours mieux la règle qu'il a lui-mème trouvée, que celle qui a été donnée par un autre; comme, dans le moment mème de l'application, cette règle se représente plus clairement à son esprit, il Pob- servera d'une manière plus complèie, et saisira les modifications dont l'exécution indiquera la nécessité. La science seule peut expliquer les contradictions appa- rentes des règles lrées de certains cas partculiers, éclaircir et apprécier ces ex- périences. Elle apprend à juger soi-môme et à prendre une bonne détermi- nation sur les cas qui se présentent dans l'exercice de Part. C'est aussi elle seule qui met en état de juger sainemeni les procédés des autres, et qui apprend à différer le bläme, que l'agriculteur moins instruit est trop disposé à répandre sur ce qu'il ne comprend pas. § 15.

C'esi dans quelques-unes de ses partes seulement que Pagriculture a été en- seignée comme science. Elle ne l'a point encore été dans son ensemble et bomme fondée sur des bases universellement reconnues. L'enseignement était purement pratique, fondé sur des localitées particulières et sur des vues indivi- duelles; et lorsq'il devait étre systématique et embrasser Pensemble, ce n'était plus qu'une compilation de fragmens, un mélangé de résultats contradicioires, d'expériences hétérogènes. 5

Les sciences de cette nature n'ont leurs progrès qu'à des hommes qui réunissaient