( 420) dans un pays de montagnes, elle a un double
attrait pour moi. Je me suis attaché sur-tout
aux seigles printanniers qui ne sont pas assez connus, et qui méritent cependant une atten- tion sérieuse. J’en ai plusieurs. variétés.
1.° Sur l'indication que M. Chancey ma donnée du seigle de mars, de Saint-Paul, département des Hautes-Alpes, jai demandé ce seigle à M. la Doucette, alors préfet de ce département, aujourd’hui préfet de la Roër, et J'en ai reçu des épis bien conditionnés. Le 16 mars 1809, j’en ai semé les grains à côté d’autres grains d’un beau seigle d'automne qu’on m'avait envoyé d'Anvers. L’humidité de cette année a été favorable à cette expérience, Le seigle d’automne a été plus tardif que le seigle venu des Hautes-Alpes. Tous deux ont cru avec vigueur, et se sont élevés d’une manière surprenante. Ce seigle printannier sera pour nos montagnes une acquisition qui doit être du plus grand prix.
2.9 J'ai reçu de Darney, en Vosges, un cornet de seigle de mai, qui était un peu vieux. Je lai risqué vers le 8 mai. Cepen- dant il a réussi; mais il est bien moins beau que le seigle des Hautes-Alpes.
3.° Le seigle de mars, envoyé pour du blé de Pologne, par$. A. S, Madame la Duchesse
(2 ere


