( 418) MM. Kœnig et Barbié, celui-ci se croit aus torisé à conclure que le blé de Pologne peut aller de pair avec le plus beau froment du pays, quant à la richesse de son produit et à la qualité du pain; qu'il lui est supérieur,
en ce qu'il s'accommode des plus mauvais terrains; que sa prompte végétation permet de le cultiver sur les plus hautes montagnes des Vosges, où la courte durée de l'été s’op- pose à la prospérité du froment ordinaire. Quant à la paille de ce blé, les chevaux et les bêtes à cornes en sont très-friands quand elle est hachée et un peu humectée.
1l est bon d'observer que la pâte faite avec la farine du froment de Pologne, non mélangée avec celle d’autres blés, ne se leve pas pendant la cuisson, si l’on ne prend la précaution de faire sur la pâte, avant de la mettre au four, des incisions avec un cou- teau. C’est une remarque de M. Barbié.
M. le Baron Félix Desportes, préfet du département du Haut-Rhin, à qui nous avions parlé des avantages que ses administrés pour- raient retirer de la culture du ériticum Po- lonicum, en a ordonné un essai sur une des sommités des Vosges. M. Grenet, juge de paix du canton de la Poutroye, a été chargé de
suivre cette expérience, Nous en ferons con-
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