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Gotha. J'ai reconnu alors le ériticum Polo= nicum, et jai vu que celui qu'a produit à Paris ma pépinière céréale, est encore plus beau que celui qu’on recueille en Prusse. Ce froment gagnera par le climat et la culture. Je prie M. de Thummel d’agréer mes remer- cimens de l'envoi qu'il m'a fait. Cet envoi com- prenait un sachet de seigle de mars qu'avait fait préparer pour moi S$. À. S. Madame la Duchesse de Courlande. Cette faveur m'a pé- nétré d’une vive reconnaissance. Quel hon- neur pour l'agriculture, de voir des personnes augustes descendre à ces petits détails en fa- veur du premier des arts, et s’intéresser aux essais que je fais dans la vue de trouver un grain propre au sol de nos pauvres montagnes et aux cultivateurs de tant d’autres pays ari- des!
Je ne suis pas le seul qui m'occupe actuelle- ment du froment de Pologne. M. Girod-Chan- trans, qui l’a cultivé dans le Doubs, en a fait des gruaux qui sont très-bons, sur-tout au Jait. Il en faut un tiers moins que d'orge, et un quart de plus que de riz.( Annales de l’agriculture française, tome 21). Mais M. Girod-Chantrans semait ce blé avant l'hiver.
Dans le département de PAube, composé
en partie de très-mauvaises Lerres, ci-devant


