( 44) avant l’hiver leût fait abâtardir en l'expo- Sant trop aux gelées, ce froment, si vanté d’abord, était tombé en discrédit, lorsque feu M. Saint-Genis, de la Société d’agricul- ture du département de la Seine, voulut bien me céder, en 1806, de vieux épis qui avaient plus de treize ans. J’ai semé leurs grains au hasard, et il en a manqué beaucoup; mais avec ce qui a levé ,je mé suis établi une forte semence de froment de Pologne, de façon qu’en 1808 et en 1809, j'ai pu le cultiver en grand. C’est de tous les fromens d’été celui qui a plus d'apparence, et qui est le plus tôt mûr. Son épi, fort et allongé, paraît charger beaucoup sa tige; mais nous devons encore étudier le mode de culture qui peut convenir davantage à cette espèce de froment, qui sera plus apprécié quand il sera mieux con- nu. Il est fort singulier qu'ayant demandé de ce blé sous le nom de froment de Pologne, à Hambourg, à Dantzick, à Dresde, à Ams- terdam, à Varsovie, on n’a jamais pu me comprendre. On w’a envoyé, sous ce nom, un petit blé commun, qui n’avait aucun caractère du triticum Polonicum. Enfin, j'en ai recu un épi véritable, de M. Wildenow, savant botaniste à Berlin, par le canal et les bons soins de M. de Thummel, ministre de. Saxe-
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