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tige, et réciproquement; 4°, sur ce que certaines graminées présentent
accidentellement la formation d’une bulbe dûe à la même cause, c’est.
à-dire, au rabougrissement de la partie inférieure de la uge, qu se trouve alors recouverte par la gaine des feuilles; 6° sur ce que si les bulbes n'étaient pas des tiges rabougries, on verrait les jeunes caieux tendre, non à monter, mais à descendre comme les véri- tables racines. Je vais plus loin; et Je crois que par des arguments absolument semblables, on peut prouver que dans toutes les dicotyle- dones, il n’existe point de plante véritablement dépourvue de tige ( acaulis), mais que la tige existe rabougrie au collet de la ra- cine, et que par conséquent ce qu’on nomme hampe, doit être assimilé aux pédoncules et non aux tiges: alors on concevyra com- ment dans la même famille et dans le même genre, il se trouve des plantes dites caulescentes et acaules; on concevra en particulier, pour me rapprocher de mon sujet, comment tous les plantains, toutes les chicoracées, un grand nombre de légumineuses, ont les mêmes propriétés, quoique distinctes en apparence par un caractère aussi singulier que l'existence ou l’absence d’une partie aussi Impor- tante que la tige.
SU
Examen des circonstances où se trouvent les végétaux au moment ou on les emploie.
Nous avons jusqu'ici examiné les restrictions que la structure même des végétaux apporte à la loi de l’analogie entre les formes et les propriétés; il nous reste maintenant à déterminer l'influence qu’exer- cent sur cette loi les circonstances où se trouvent les végétaux à l’époque où lon a coutume de les employer.
Parmi ces circonstances accidentelles, la plus importante à examiner est celle qui tient à la nature du terrain dans lequel la plante a vé- gété, Quoique la maniere dont le sol influe sur les végétaux SOI
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