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Essai sur les propriétés médicales des plantes, comparées avec leurs formes extérieures et leur classification naturelle / par A. P. Decandolle
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nutritif et dune saveur agréable; les graines des ombelliferes qui offrent toutes de petits vaisseaux remplis d'huile essentielle, sont toutes stimulantes et aromatiques, etc.

35, Si les mêmes propriétés paraissent se retrouver dans des plantes voisines, mais dans des organes différents, on peut, ce me semble, trouver la cause de cette anomalie, en étudiant avec plus de soin les rapports de ces organes. Ce sujet, qui tient à lanatomie végétale, exigerait des développements assez longs et peut-être des connais- sances que la Botanique na point encore acquises; je me contenteral de citer quelques exemples qui pourront en faire sentir l'utilité. Lors- quon examine la série des plantes monocotyledones, on est surpris de voir les bulbes dun grand nombre de liliacées fournir de la- cule à-peu-près comme le tronc des palmiers, tandis que quelques autres racinesebulbeuses ont une propriété purgative analogue à celle du suc que l'aloës renferme dans sa tige et dans ses feuilles. Cette ressemblance entre les tiges et les bulbes, qui peut paraître une exception à la règle que Jai tenté d'établir, en est au contraire à mes yeux une confirmation; lPanatomie végétale prouve, ce me semble, que la bulbe ne doit point être assimilée aux racines, mais aux tiges: je m'explique.

Dans toutes les bulbes, on distingue trois parties: Îles radi- cules qui en sortent en dessous, et qui sont les vraies racines; Îles écailles ou tuniques qui lentourent en dessous, et qui sont des feuilles avortées; un plateau ordinairement plane et orbiculaire, qui, selon moi, est la tige de la plante; je fonde cette opinion, 1.° sur ce que ce plateau porte, comme nous venons de le voir, les feuilles

di L à Re. EE ES ARTS ER d'un côté, et les racines de lautre, ainsi que toutes les véritables

tiges; 2.0 sur ce qu'il salonge quelquefois par la culture, dans les individus dune même espèce, de manière à prendre l'apparence dune tige; 3.° sur ce que des espèces évidemment congenères, telles que certains äulx, certains anthérics offrent, les uns un plateau, dautres une souche plus ou moins alongée; 4.° sur.ce que parmi les liliacées nous ne voyons de bulbes que parmi les plantes sans

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