ESSAI
Sur les propriétés médicales des Plantes, comparées avec leurs
formes extérieures et leur classification naturelle.
FEES 1
Ox a dit depuis longtemps qu'une science est l’art de deviner ou
de prédire: cette assertion, qui peut paraître absurde au premier | coup-d'œil, et qui l'était peut-être dans le sens où elle a été avancée autrefois, devient rigoureusement vraie, si l’on entend par- là que la preuve la moins équivoque des progres d’une science est qu’elle puisse déterminer d'avance le résultat d'expériences qui n’ont pas‘ encore été faites; ainsi, le calcul d'une éclipse, le plan d’une ma- f chine et le pronostic d’une maladie, sont autant de prédictions qui montrent que l’Astronomie, la Physique, la Médecine, sont de vé- ritables sciences.|
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PERNP TS 7
Cette faculté de déterminer l’inconnu par le connu, semble lPap- panage des sciences, où on procède toujours par les relations d’effet et de cause, et c’est chez elles qu’elle s’est d’abord développée: on s'est aperçu plus tard que cette même faculté peut exister dans les études qui, comme l'Histoire naturelle, semblent n’être qu'une | réunion de faits isolés; ainsi, en étudiant l'organisation, on a re-
connu d’abord que certains organes existent ou manquent toujours simultanément, tellement que la présence de l’un d'eux est un in- dice assez certain de l'existence des autres: on a reconnu ensuite qu'il est des organes qui exercent sur le reste de l’organisation une puissance telle, que de la disposition d’une seule partie, on peut dé- duire la forme de plusieurs autres parties de l'individu; ces deux principes ont fondé la théorie des familles naturelles et de ce moment seul PHistoire naturelle a été élcvée au rang d’une science. Soug se point de vue, il faut convenir que l'étude de la matiere médi-


