(22)| tiques, les gentianes fébrifuges, les aconits et les hellébores caus- tiques et dangereux, les euphorbes âcres et purgatives, etc.
Allons plus loin, et nous verrons que, lorsqu'une propriété bien marquée a été reconnue dans un genre, nous la retrouvons à un degré plus où moins prononcé dans d’autres plantes de la même famille; ainsi le pinkneya, voisin du quinquina, est, selon le té- moignage de Michaux, employé comme fébrituge; plusieurs rumex participent aux propriétés purgatives de la rhubarbe; plusieurs ma- tricaires, achillées et tanaisies à celles de l’absinthe, etc.
L’analogie est quelquefois si prononcée que Ja famille entiere participe aux mêmes vértus; toutes les graminées ont des graines farineuses ct nutritives, et des tiges pleines d’une sève plus ou moins sucrée; les labiées sont stomachiques et cordiales; les ombelliferes ont des semences toniqués et stimulantes; celles des euphorbiacées sont âcres et purgatives; le suc des coniferes est résineux; l'écorce des amentacées est astringente et fébrifuge, etc.
On peut même soupeonner quelques ressemblances dans les pro- priétés de certaines familles qui se ressemblent par l’organisation; c'est ce qu’on peut déduire des rapports quiexistent entre les gen- tianées et les apocinées, les personées et les solanées, les rhodora- cées et les ericacées, les myrtées, les lythraires et les rosacées, etc.
Ajoutons à tous ces exemples que la lecture comparative des ré- cits des voyageurs prouve que les plantes du même genre ou de même famille ont été employées aux mêmes usages par des peuples fort éloignés qui ne s'étaient point communiqués entr’eux; ainsi les racines du dracæna lerminalis sontemployées par les Indiens aux mêmes usages que celles du sw1ilax sarsaparilla dans? Amérique mé- ridionale; ainsi l'écorce du r:z0phora gy mnorhiza sert à teindre en noir dans les‘ndes, et les habitants du Chili emploient au même usage le lonicera corymbosa; ainsi leugenia Malaccensis aux Indes, et plusieurs myrtes au Pérou, sont employés contre la dysenterie; les liserons des quatre parties du morde sont la plu- part employés comme purgatifs par peuples, J'aurai


