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Preuves déduites de VE æpérience.
L'observation des phénomènes naturels a confirmé les résultats de la théorie; mais l’observation elle-même qui ne conclut les gé- néralités que par analogie, a besoin d’être soumise au Jugement de l’expérience qui, dans les sciences physiques, décide en dernier ressort, comme l’usage dans les langues. Ce recours à l’expérience est d'autant plus nécessaire dans ce cas qu’en observant les mœurs des animaux, nous trouvons d'autant plus d’exceptions que les ani- maux sont plus voisins de l’homme.
Si j'ouvre d’abord Fhistoire de Ta matiere médicale, j’observe qu’un grand nombre des médicaments, même les plus actifs, qui, dans lPenfance de la science, avaient été regardés comme les pro- duits d’une seule plante, se sont trouvés lorsque leur histoire a été mieux suivie, appartenir à plusieurs espèces voisines; ainsi le quin- quina est tiré de toutes les especes de cinchona, la rhubarbe de tous les rkezum, Vopium de plusieurs pavots, le semen-contra de plusieurs absinthes, la térébenthine de la plupart des pins; ainsi l'histoire mieux connue de la gomme adragant, nous montre qu'on la tre de plusieurs astragales épineux, et ilen est de même de la gomme arabique; ainsi les racines de plusieurs violettes es- sayées dans des lieux divers, se sont trouvées émétiques, et je crois avoir rendu probable que la propriété vermifuge de l’hel- mintochorton est commune à plusieurs ceramiums. Plusieurs espè- ces du même genre produisent donc des médicaments tellement semblables qu'avant de connaître leur histoire, on les avait réunis sous un même nom.
Il en est d’autres qui, mieux connues parce qu'elles sont indi- genes, ont été toujours regardées comme douées des mêmes vertus; ainsi toutes les mauves sont émollientes, les cochlearia anti-scorbu-


