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Essai sur les propriétés médicales des plantes, comparées avec leurs formes extérieures et leur classification naturelle / par A. P. Decandolle
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16 3 riété d'espèce à espèce, ct le plus de constance dindividu à indi- vidu; car toute fonction, pourvu quon la connaisse entièrement, peut conduire à une classification naturelle. Cette proposition, qui pourrait paraître hasardée, deviendra, je pense, au moins très-pro- bable à celui qui réfléchira que dans un corps organisé, aucune fonction nest isolée, mais que chacune delles est modifiée par lau- tre; à celui surtout qui aura vu qne dans tous les corps organisés; nous trouvons certains organes dont l'existence et la forme sont intimément liés, quoique nous ne puissions encore apercevoir entre eux aucune relation.

L'étude des rapports naturels nest autre chose que lobsérvation de la constance plus ou moins grande de ces réunions d'organes: daprès ce principe, le naturaliste place à côté les uns des autres tous les êtres qui ont le plus grand nombre d'organes communs sem- blables, et sépare ceux qui nen possèdent en commun quun petit nombre; d' résulte que, tandis que la perfection dun système artificiel est de ne compliquer le caractère des classes que du plus petit nombre d'idées possible, une méthode naturelle est au con- traire d'autant plus parfaite, que les caractères des classes peuvent exprimer un plus grand nombre d'idées.|

Mais approchons-nous davantage de la question, S'il est démontré quune famille naturelle renférme les plantes qui ont le plus grand nombre de rapports dans les organes de la reproduction, lanalogie Ja mieux fondée ne porte-t-elle pas à croire quelles en auront aussi dans ceux de la nutrition? Nous voyons déja que, dans le règne animal, quoique les classes soient établies daprès les organes de la nutrition, en prenant ce terme dans le sens le plus général, elles correspondent cependant dune manière assez étendue avec les or- ganes de la génération: de même nous voyons que, dans les plantes, les caractères les plus importants de la reproduction, tels, par exemple, que la division des végétaux, selon que la graine est acotyledone, monocotyledone ou dicotyledone, se trouve main- nant d'accord avec la division tirée de la disposition des vaisseaux,

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