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Isenflamm(1), Wilcke(2), Gmelin(3) et plusieurs autres, se sont décidés pour l'afirmative; mais aucun n’a énoncé une Opi= nion aussi formelle à cet égard, que Linné, dans sa dissertation sur les propriétés des plantes(4), où il établit que les plantes du même genre ont la même propriété, que celles du même ordre na- turel ont des propriétés voisines, et que celles de Ia même classe ont aussi quelques rapports dans leurs vertus; M. de Jussieu adopte a même opinion, et suit une gradation analogue dans un mémoire(5 sur le sujet qui nous occupe, où il applique à cette belle et grande question les priacipes de sa classification naturelle.
D'un autre côté, nous trouvons Vogel(6), Plaz(7), et surtout Gleditsch(8), qui s'élèvent contre la possibilité de juger des vertus des plantes d’après leurs formes extérieures et leurs caractères botaniques; Cullen(9) même paraît y attacher peu d’importance, quoiqu'il reconnaisse la vérité de cette analogie dans un grand nom- bre de cas, et qu’il y revienne plusieurs fois dans le cours de sa matière médicale,|
Au milieu de cette ambiguité parmi les aütorités les plus res- pectables, j'ai cherché à fixer ma propre opinion sur ce sujet im- portant; et si je me hasarde à publier ici mes réflexions, c’est qu'il m'a semblé qu’on n'avait pas encore fait usage dans cette dis- cussion de tous les moyens que nous donnent les progrès récents de
G) Methodus plantarum medicinæ clinicæ adminiculum. Diss, Erlang. 17644
@) De usu systematis sexualis in medicinâ, Diss. Gryphyswalde. 1764.
(3) Botanica et chemia ad meditam applicata, Tubing. 1755, Journ, Phys. z, p. 48.
(4) Amæn, acad. 5, p. 148.
(5) Mém. de la Soc. de Méd. 1786, p. 188.
(6) Mat. méd. p. r2.
(7) De plantarum virtutibus ex ipsarum caractere botanico nunquam COgNOS.- cendis, 3, Dissert. Leips. 1762 et 1763.
(8) De methodo botanicäâ dubio et fallaci virtutum in plantis indice, Diss, Francof, 1742.
(9) Mat. méd. tr, p. 135,


