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Essai sur les propriétés médicales des plantes, comparées avec leurs formes extérieures et leur classification naturelle / par A. P. Decandolle
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ÉD THistoire naturelle, de la Chimie et de la Médecine elle-même. car toute la matière médicale se complique d'arguments et de faits déduits de ces trois sciences, et cest peut-être à cette cause qu'on doit attribuer le peu de progrès quelle a fait jusquà présent.

La question que nous tentons de discuter ici, nest pas seulement de pure théorie, comme on pourrait le croire au premier coup-dœil; elle intéresse de près le bien de humanité et le perfectionnement des sciences naturelles et médicales. Eile tend à rattacher à un même tronc toutes ces branches séparées de Parbre de la science; et dans l'état actuel des connaissances humaines, dans une époque des faits nombreux sont inscrits sur les registres de chaque science, est-il sans intérêt et sans utilité de collationner les registres de trois scien- ces, et den tirer les résultats généraux auxquels on est arrivé par trois voies différentes? La matière médicale est ce registre immense la Médecine, la Chimie, et l'Histoire naturelle, déposent leurs: découvertes: si j'ai osé en tracer un chapitre, je ne me suis pas dis- simulé que je n'étais ni assez naturaliste, ni assez chimiste, mi assez médecin, pour présenter aucune théorie nouvelle dans ces trois sciences; je n'ai tenté que de comparer les résultats. Je mestimerai heureux si mon travail peut faciliter et préciser les applications dune théorie fondée par(lautres, mais que Je Cros susceptible dune plus grande extension.

Si les principes et la connaissance exacte des familles naturelles datait dune époque plus reculée, nous pourrions sans doute indiquer déja plusieurs découvertes de détail dues à cette théorie: quelques exemples récents peuvent du moins nous les faire prévoir.

Cest entièrement sur la loi de Panalogie entre les propriétés et les formes extérieures, que reposent les travaux intéressants des médecins qui ont cherché à substituer les médicaments indigènes aux médicaments exotiques. Connaîtiions-nous bien les propriétés émé- tiques de nos violettes, sans lipécacuanha; les vertus purgatives de uos liserons et de nos rumex, sans la scammonée et la rhubarbe? Aurait-on tenté dans plusieurs pays de se nourrir avec la racine eui-