488 LES SECRETS l’autre cas, on peut élever très-avantageusement des bêtes à laine, quand même ces pâturages ne seraient pas suffisans pour les nourrir compléte- ment; car, au moyen de la suppression de la vaine pâture> On pourra récolter, sur tout le reste du territoire de la commune, de quoi leur fournir en fourrages artificiels> en racines, etc., une nourriture aussi saine qu’abondante,
La vaine pâture, qui fournit aux moutons une chétive nourriture pendant l’été, les condamne à une nourriture aussi misérable pendant l’hiver, parce qu’elle empêche la culture des récoltes qui leur procureraient une provision abondante pour cette saison; de sorte que, par-tout où les bêtes à laine sont ainsi entretenues, elles ne peuvent exis- ter qu’en petit nombre et mal nourries. Sans la vaine pâlure, au contraire, on n’éprouve aucune difficulté pour leur procurer une nourriture d’hiver aussi abondante qu’on le veut, en fourrages secs, en racines, etc.; et même, pour l'été, on peut fa- cilement cultiver des récoltes qui forment un sup- plément à la pâture, dans Le cas où les terrains qu’on peut y consacrer, ne seraient pas suffisans pour nourrir les bêtes.
En effet, s’il est vrai qu’on ne pourrait élever des bêtes à laine sans Les faire sortir de la bergerie, il est certain que, lorsqu’elles ont pris une partie de
leur nourriture dans un pâturage, où elles ont pu


