DE J.-N. BENOIT. 487 mât, en prairies artificielles, au moins une cin- quantaine de jours de plus qu’on ne l’a fait jusqu’ici. Eh bien! ces cinquante jours seuls, produiraïient plus de profit, que le troupeau de moutons, qui dévaste toute la commune.
Si on calcule bien, on verra que la moindre amélioration dans la culture des terres, est d’une bien plus grande importance; que le produit des troupeaux que ces terres peuvent nourrir par la vaine pâture:
Le cousin. Avec ce système; nous n’aurions bientôt plus de laine pour nous habiller; ou bien les manufactures seraient forcées de faire tout leur approvisionnement chez l'étranger.
Benoît. Quand cela serait vrai, ce ne serait pas un motif pour nous obstiner à produire des laines qui nous occasionneraient une perte cent fois plus considérable que leur propre valeur; mais cela est bien loin d’être vrai; je suis convaincu, au con- traire, que par la suppression de la vaine pâture, on äugmenterait beaucoup la production de la laine: il y aun grand nombre de communes qui possèdent des pâturages plus ou moins vastes; d’ailleurs, ilya peu de grandes fermes danslesquelles il ne se trouve des pièces de terre plus ou moïns étendues, propres à fournir à des moutons un pâtu- rage artificiel bien autrement riche que la pâturedes
communaux, ou la vaine pâture. Dans l’un et dans


