486 LES SECRETS vaine pâture des moutons est en usage, il ne me
parait pas probable qu’elle diminue beaucoup les profits de la culture.
Benoît. Le raisonnement que j’at fait, s’applique tout aussi bien aux cantons où les terres ne Tap- portent, comme ici, que quatre à cinq francs le jour, qu’à la commune dont je viens de vous parler; car, si les terres y sont d’un chétif produit, la vaine pâture en est la principale cause. 1] y aurait autant à gagner à la supprimer dans ce cas-ci, qu’il y aurait à perdre à l’introduire dans un canton où elle n’existe pas. Ici, par exemple, les terres sont de meilleure qualité que dans la commune de Flan- dre dont je vous parlais, pourquoi les profits sont- ils si différens? Parce qu’il est en quelque sorte impossible d'améliorer le système de culture, tant qu’on ne renoncera pas à la vaine pâture.
Je ne prétends pas qu’en la supprimant, les ter- res seraient immédiatement portées à tont leur produit possible, il faudrait du temps; mais ce n’est pas une raison pour négliger d’écartér lobs- tacle qui s'oppose à toute amélioration. Il se ren- contrera quelques hommes un peu plus industrieux que les autres, qui profiteront de la facilité qui leur sera accordée, et peu-à-peu leur exemple sera imité. Au reste, je suis bien sûr que si la vaine pâture était supprimée dans ce pays-ci, il n’y a
pas une commune où, avant deux ans; On ne$e+
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