DE J.-N. BENOIT. 48x paire de vaches étiques derrière deux chevaux qui peuvent à peine se soutenir sur leurs jambes; aussi l’idée de la misère s’attache toujours à un attelage de vaches. On se moquerait bien de moi, si je vou- lais suivre cette méthode.
Benoît. Quant à moi, je sais bien depuis long- temps ce que c’est que de laïsser dire les sots; mais de la manière que j’entretiendrais mes vaches, je vous assure que ceux qui les verraient, n’auraient nulle envie de s’en moquer.
Le cousin. Je conçois bien que si on renonçait à la vaine pâture, il en résulterait de grands avan- tages pour la culture des terres, et que cela faci- literait beaucoup l’adoption de meilleurs assole- mens; mais il restera toujours ici une grande dif- ficulté, c’est l’entretien des bêtes à laine. Pour celles-là, vous ne prétendez pas, sans doute, les
nourrir toute l’année à la bergerie.
VAINE PATURE POUR LES MOUTONS.
Benoît. Il est certain que pour cette classe d’a- nimaux, le mouvement et l’exercice sont plus né- cessaires que pour le bétail à cornes; et il très-vrai que les troupeaux d’animaux de cette espèce, ont, en général, besoin de pâturages. Si, d’après cela, il était nécessaire pour nourrir des moutons, de conserver la vaine pâture, ce serait un grand
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