478 LES SECRETS cela, elles se portent très-bien. Il est vrai que les étables sont vastes et bien aérées: sans cela, les bêtes seraient bientôt malades,
Cependant, je suis convaincu qu’un peu d’exer- cice leur est utile; aussi, au lieu de faire boire mes vaches à la fontaine du village, qui était à ma porte, je Les envoyais deux fois par jour à un ruisseau qui était à la distance d'environ un demi<quart de lieue, de sorte qu’elles restaient, chaque fois, à-
peu-près uue demi-heure dehors.
ATTELAGE DES VACHES.
D'ailleurs, elles amenaient toujours Le fourrage vert qu’elles consommaient, et même c’étaient elles qui amenaient la provision de mes bœufs de travail; j’avaisun petit chariotauquelon attelaitdeux vaches, et qu’on chargeait d’un mille environ de fourrage, qu’on amenait quelquefois d’un quart de lieue; Le lendemain, on enattelait deux autres. Cela ne les fatiguait pas du tout, et cela faisait une prome- nade qui leur était fort agréable et fort utile.
Il est certain que des vaches copieusement nour- ries à l’étable, peuvent, sans se fatiguer, et sans diminution sensible de la quantité de leur lait, exécuter un travail modéré, qui ne peut que con- tribuer à entretenir leur santé. J'ai vu, il y a peu d’années, dans une grande exploitation du Palati-
nat, suivre une méthode qui me paraît présenter


