DE J.-N. BENOIT. 477 travaille; on les lui loue à bon compte et avec plaisir, parce qu'il les amende fortement et les cul- tive avec soin, de sorte qu’au bout de quelques anrites ces terres se trouvent fortement améliorées. 11 me disait que les pauvres trouvent que la vache qu’ils nourrissent ainsi, leur fait bien plus de profit que lorsqu'ils l’envoyaient à la pâture. Selon lui, le nombre des bestiaux est considérablement aug- menté dans la commune, depuis qu’on suit cette méthode, et la race paraît totalement changée. Les vaches, quiauparavant étaient fort chétives, comme dans tous les environs, sont aujourd’hui, dit-il, presque aussi fortes que des vaches de Suisse, etles chevaux de même. Il prétendait que tout cela avait considérablement enrichi la commune.
Benoft. Cela ne m’étonne pas du tout; il en est absolument de même dans tous les cantons où on a adopté cette méthode.
Le cousin. Comment est-il possible que des vaches se portent bien, étant renfermées, toute l’année, dans l’étable?
Béñoft. Ce que j’ai vu dans une grande partie de la Belgique et dans bien d’autres pays, prouve que, sans sortir de l’étable, les vaches peuvent très-bien se porter. Souvent, dans ces pays-là, elles ne sor- tent pas même pour boire; car on leur apporte leur boisson dans l’étable. Elles ne passent guère la porte
qu’une fois par an, pour aller au taureau; malgré


