DE J.-N. BENOIT. boucherie, sans faire honte au boucher qui les tue. C’est dans cet état qu’on doit entretenir constam- ment les vaches, si on veut en tirer tout ce qu’elles peuvent rendre, tant en lait qu’en fumier. Non seulement vous aurez alors le double au moins de lait et de fumier, mais ce fumier sera d’une bien autre qualité; vous devez sayoir la différence qu’il y a entre le fumier produit par des bêtes grasses, ou par des bêtes maigres: une voiture du premier, vaut mieux qu’une voiture et demie du second, Au moyen de la nourriture en vert au râtelier, il n’y a rien de plus facile que d'entretenir eonstamment vos vaches dans cet état.
Mais, pour vous procurer ces avantages, que vous faut-il? De même que pour vos chevaux, un peu plus de peine et de soins, et par chaque tête de bétail, environ un jour de terre semé en prai- ries artificielles. Calculez bien, et vous verrez que de toutes les terres de votre exploitation, äl n’en est point qui vous produise autant de profit que celles que vous consacrerez à cela.
Touie monde est disposé à convenir que la vaine pâture est Le fléau de la calture des terres, parce qu’elle est la source d’une foule de dégâts, qui em- pèchent chaque propriétaire de cultiver sur ses champs les récoltes qui lui présenteraient le plus d'avantages; mais il faut qu’on sache aussi qu’elle
n’est d'aucune utilité pour les bestiaux, et qu’on


