LES SECRETS
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NOURRITURE DES VACHES A LA PATURE.
Benoît. La vaine pâture pour les vaches est tout aussi ruineuse que pour les chevaux. Que deman- dez-vous à vos vaches? Du lait et du fumier: eh bien! il y a autant à perdre sur leur lait en les envoyant en päture, que sur le travail de vos chevaux. Si vous aviez entretenu des vaches en les nourrissant, tout l’éié, aurâtelier avec de la luzerne, un mélange d'avoine et de trèfle, ou d’avoine et de vesces, etc., vous sauriez qu’une vache ainsi nourrie donne plus de-lait que deux qui sont en- tretenues à la vaine pâture, ou dans des pâtis com- munaux. La perte sur le fumier estau moins aussi considérable; et aux yeux d’un véritable cultiva- teur, c’est là, peut-être, la perte la plus funeste, parce qu’elle gréle d'avance toutes vos récoltes des années suivantes.
D'ailleurs, lorsque vous voulez vous défaire d’une bête trop vieille ou mauvaise laitière, vous en trou- vez toujours un bon prix, si elle est en bon état; mais lorsqu’elle:est maigre, il faut presque la don- ner, Lorsque je parle de vaches en bon état, je n’entends pas parler de bêtes qui ne sont pas tout- à-fait étiques, comme on le comprend ordinaire- ment dans les pays où elles sont nourries, l'été, à la vaine pâture, et l’hiver à la paille, je veux parler
de bêtes demi-grasses, et propres à entrer à la
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