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Calendrier du bon cultivateur ou manuel de l'agriculteur praticien / par C.-J.-A. Mathieu de Dombasle
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DE J.-N. BENOIT. 475 lamener, Le distribuer aux bêtes, nettoyer lécu- rie trois fois plus souvent, sans compter les soins quil faudrait se donner davance, pour faire venir ces fourrages.

Benoft. Ah! vous y êtes: voilà les véritables causes qui entretiennent ce détestable usage. Mais aus, je ne parle que pour lhomme laborieux, actif, qui ne craint pas de se donner des soins; quant au paresseux, il peut faire comme il voudra: la vaine pâture et la misère, voilà son lot, quil le garde. Au reste, remarquez que sil y a ici augmen- tation de soins, il ny a pas d'augmentation de- penses. Le garcon qui garde vos chevaux aux champs pendant douze ou quinze heures tous les jours, suffira pour faire tous ces ouvrages; seule- ment il shabituera au travail, au lieu de fréquen- ter lécole de la fainéantise. Quant au travail dune heure dun cheval, qui sera nécessaire pour ame- ner la nourriture de douze ou quinze bêtes, cest un objet de trop peu de valeur pour entreen con- sidération.Frès-souvent ce sera une promenade pour n cheval convalescent, ou une jument qui a fait poulain, qui, sans cela, ne serait pas sortie de Pécurie.

Le cousin. Si vous condamnez la pâture pour les bètes de travail, il nen est pas sans doute de même des vaches; pour celles-, on na pas à craindre de,perdre leur temps ou leur travail.

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