472 LES SECRETS diminution du nombre des bêtes de travail, n’exige aucune avance; elle est toute, au contraire, en di- minution de dépense. Vous avez dix chevaux; il ne s'agirait que d’en changer cinq ou.six contre des vaches, qui ne sont pas aussi chères que les che- vaux; de semer quelques jours de luzerne, de trèfle ou de vesces pour faucher en vert; d’avoir, au lieu d’une grosse charrue à avant-train, une charrue simple, légère, qui ne vous coûterait pas davan- tage, et qui serait sujette à bien moins de répara- tions. Iln’ya rien dans tout cela que vous ne puis- siez faire dès l’année prochaine, si vous le vouliez; et cela seul triplerait le revenu net de votre exploi- tation. Si vous ajoutiez à cela l'augmentation de produits qu’on peut obtenir des terres par un meil- leur assolement et en supprimant les versaines, vous ne vous étonnerez plus qu’il y ait des pays où on tire un profit dix fois plus considérable que vous ne le faites, de terres qui ne valent pas les vôtres. C’est en pratiquant ces principes, que j'ai fait ma petite fortune; ils sont applicables à la culture de ce pays-ci, tout aussi bien qu’à celle du pays que jhabitais.
Le cousin. Je sens qu’il y a matière à beaucoup de réflexions dans tout cela; mais aussi il est bien mode de lâcher ses bêtes aux champs; et de ne
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plus s’embarrasser de leur nourriture. Au lieu de
la. il faudrait faucher du fourrage tous les jours, )
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