DE J.-N. BENOÏT. 47i pagne, parce qu’on y fait beaucoup de fumier. Dans tous les pays de vaine pâture; jai vu au contraire un nombre excessif de bêtes d’attelage, qui ruinent ceux qui les entretiennent; du bétail chétif, des récoltes plus chétives encore, et la misère chez les cultivateurs, quoiqu’ils exploitent souvént des terres de bien meilleure qualité que les premiers.
Je vous ai fait voir tout-à-l’heure que le fermier de B.... pourrait diminuer d’un tiers le nombre de ses chevaux, en les nourrissant à l'écurie, au lieu de les envoyer en pâture; remarquez que c’est en supposant qu’il continuerait à se servir de sa char- rue, qui exige six chevaux. Mais si, en renonçant à la vaine pâture, il voulait encore renoncer à sa charrue, pour en prendre une qui püût travailler avec deux chevaux, il est certain qu’avec vingt ou vingt-cinq bètes au plus, son attelage serait bien plus fort qu'il ne l’est maintenant avec soixante. Jugez quelle différence apporterait dans le produit de sa ferme l’économie de l'entretien de trente- cinq chevaux et de six garçons au moins!
Lorsque je vous parlais de l’augmentation de pro- duits qu’on peut obtenir de la terre, en adoptant un assolement plus convenable, et en supprimant les versaines, je vous disais que céla ne pouvait se faire qu’en augmentant le capital destiné à l’exploi-
tation; mais ici l’économie qu’on peut faire 3 par la


