LES SECRETS turages communaux, comme il y en a dans beau-
coup de villages, cela changerait peu dé chose à
l’état de la question. La nourriture des bêtes de travail au pâturage présente de si graves incon- véniens, que ce serait encore le moyen le moins économique de les entretenir, quand même on pourrait se procurer pour rien de bons pâturages pendant toute la saison; mais vous savez, aussi bien que moi, ce que c’est que la pâture des communaux, ainsi que la vaine pâture des prés et des terres; la plus grande partie du temps, c’est un moyen d’em- pêcher les bêtes de mourir de faim, plutôt qu’un moyen de les nourrir. Il faut très-souvent que les cultivateurs un peu soigneux donnent à leurs bêtes un supplément de nourriture au râtelier; sans cela, elles ne seraient pas en état de leur rendre un ser- vice passable. Alors tout est perte; car, en éprou- vant les inconvéniens qu’entraîne la pâture, il faut encore entamer pendant l'été la provision de l'hiver, ou se décider à voir dépérir ses bêtes. Nourrir les bêtes de travail pendant tout l’été en vert au râtelier, avec des fourrages cultivés exprès pour cela, c’est là la méthode que j’ai vu pratiquer dans tous les pays où la culture est portée à quelque degré de perfection. Là, on trouve beau- coup de béfail de rente et des attelages peu nom- breux; là aussi, on trouve de belles récoltes, et par
conséquent l’aisance parmi les habitans de la cam-


