Druckschrift 
Calendrier du bon cultivateur ou manuel de l'agriculteur praticien / par C.-J.-A. Mathieu de Dombasle
Entstehung
Seite
469
Einzelbild herunterladen

DE J.-N. BENOIT. 169 1°. les frais dentretien de vingt chevaux de trop pendant toute lannée; 20. la moitié de tout son fumier qui est perdue; 30. tout le regain quil pour- rait faire sur ses meilleurs prés; 4°. le produit des quarante fauchées de prés quil fait pâturer au prin- temps. Calculez bien la valeur de tout cela; et si vous#avez ce que vaut le fumier, vous conviendrez que cette nourriture à la pâture lui coûte de dix à douze mille francs.

Mais sil voulait nourrir ses chevaux à l'écurie, voyons ce quil lui en coûterait: quarante chevaux suffiraient alors pour faire tout son ouvrage, parce que nallant pas en pâture, ils emploieraient tout leur temps au travail; quarante ou cinquante jours de terre semés en lüzerne, en trefle, en vesces, etc., seraient suffisans pour les nourrir depuis le mois de mai jusquà lentrée de l'hiver, beaucoup mieux qu'ils ne peuvent l'être à la pâture. Ces terres, avec les frais de culture quelles exigeraient, seraient amplement compensées par la récolte des quarante fauchées de prés, qui ne seraient plus nécessaires pour le pâturage du printemps; tout le reste des frais et pertes quentraine la pâture, serait en pur bénéfice: il faucherait son regain, il épargnerait la nourriture dhiver de vingt chevaux, et il ferait bien plus de fumier avec quarante, quil nen faisait avec soixante.

En supposant même quil y eût chez lui des-