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Calendrier du bon cultivateur ou manuel de l'agriculteur praticien / par C.-J.-A. Mathieu de Dombasle
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DE J.-N. BENOIT. 467 sions faire: où en serions-nous s’il nous fallait nourrir, tout l'été, nos chevaux à l’écurie? C’est bien alors qu’ils nous ruineraient tout-à-fait,

Benoît. Vous croyez donc que la pâture ne coûle rien? Nous allons un peu compter ensemble, et vous gerrez si cet usage est aussi économique qu’il est commode pour les paresseux.

Continuons de prendre pour exemple le fermier de B....: au printemps, il commence par aban- donner à ses chevaux quarante fauchées de prés environ, cela le mène jusqu’à la fenaison; alors il a les prés: après la première coupe, ensuite les éteules après la moisson; et enfin, on leur aban- donne deux cents fauchées au moins des meilleurs prés, qu’on a tenus en réserve pour y laisser croître un beau regain: voilà ses soixante chevaux nourris jusque dans le mois de novembre. Comp- tons maintenant ce que lui a coûté cette nourriture.

Pendant le temps que les chevaux vont en pâture, ils ne peuvent faire, par jour, qu’une attelée au lieu de deux, parce qu’il leur faut bien plus de temps pour se nourrir aux champs, que lorsqu'ils man- gent au râtelier. D'ailleurs, la fatigue qu’ils se don- nent en allant chercher leur nourriture, est autant de diminué sur le travail qu’ils peuvent faire. L’at- telée qu’on leur fait faire est, il est vrai, un peu plus longue que lorsqu'ils doivent en faire une se-

conde; mais on ne peut estimer à moins d’un tiers