DE J.-N. BENOIT. 463 Benoft. Puisque c’est sur Jean-Jean qu’il fautque nous comptions pour cela, je vais faire venir une charrue sans avant-train et une houe à cheval 5 c’est un cadeau que je veux lui faire pour ses étrennes. Le cousin. Oh! pour le coup, je crois que sa mère ne serait pas bien venue à vouloir l’empêcher de manier ces instrumens. Je vous réponds qu'il va être aussi fier en les conduisant, qu’un colonel à
la tête de son régiment.
DÉPENSE DES ATTELAGES.
Je voudrais bien que cela pût nous permettre de diminuer le nombre de nos chevaux; car, quoique je n’en aie pas calculé exactement la dépense, je sens bien comme vous que ce sont eux qui nous ruinent, Si je vendais, tous les ans, le foin de mes vingt-cinq fauchées de pré, j'en tirerais presque toujours plus d'argent que je n’en tire de mes terres, et cependant presque tout ce foin mest nécessaire pour nourrir les chevaux qui cultivent ces terres; de softe que les terres ne rapportent vraiment rien; elles ne sont que le canal par où passe le produit des prés avant d’entrer dans la poche, et encore bien souvent leur produit est diminué en passant par ce canal. C’est une réflexion que j’ai-bien souvent faite en moi-même; mais je n'ose pas my arrêter, car il en résulterait qu’il y aurait vraiment plus de pro-
ft à abandonner la culture des terres.


