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Calendrier du bon cultivateur ou manuel de l'agriculteur praticien / par C.-J.-A. Mathieu de Dombasle
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DE J.-N. BENOIT. 457 autrement mes betteraves, non plus que mes choux, mes haricots, et sur-tout mes féveroles, que je mettais très-souvent dans les terres fortes, comme récolte sarclée. En cultivant ainsi cette dernière plante, pourvu qu’on ait soin de la nettoyer par- faitement de mauvaises herbes, on en tire presque toujours une récolte double de celle qu’on peut ob- tenir d’une semaille à la volée; et c’est une des meilleures préparations qu’on puisse donner à la terre pour une récolte de grains, parce que cette plante épuise beaucoup moins le sol que la pomme de terre,

Le cousin. Est-ce que vous croyez que la houe à cheval réussirait également dans nos terres?

Benoît. Pourquoi n’y réussirait-elle pas? Croyez- vous donc que vos terres sont différentes de celles de tout le reste du monde? Chaque fois qu’on parle à certains cultivateurs de procédés ou de méthodes qui sont en usage dans d’autres pays, leur réponse est toujours prête: la différence des terres, la diffé- rence des climats; c’est là pour eux une raison suf- fisante pour ne rien essayer des choses les plus utiles, qui se font à quarante ou cinquante lieues d'eux.

J’ai beaucoup voyagé, et. j'ai vu des terres de toutes Les espèces; je vous déclare que, sans sortir de trois où quatre communes voisines de la vôtre,

vous pouvez trouver des terres de la même nature

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