DE J.-N. BENOIT. 453 riture des bestiaux; car c’est là l’âme de la culture. Pour régler son assolement, il doit avoir égard à la faculté plus ou moins épuisante dé chaque ré- colte, afin de ne pas mettre à la suite l’une de l’au- tre plusieurs récoltes très-épuisantes.
Dans le choix d’un assolement, il y a quelques principes généraux dont on ne-doit jamais s’écar- ter, parce que l’expérience a appris qu’ils doivent s'appliquer aux terres de, toute nature. Tels sont ceux-ci: 1°. ne jamais placer deux récoltes de grains immédiatement l’une après l’autre; car rien ne salit plus là terre de mauvaises herbes, et ne l’épuise
davantage.
2°. Ne jamais semer les prairies artificielles,
c’est-à-dire, le trèfle, Le sainfoin, la luzerne, etc., que sur la récolte de grains qui vient immédiate- ment après la récolte sarclée et fumée.
3°. Revenir aux récoltes sarclées aussi souvent qu’il est nécessaire pour entretenir le terrain bien net de mauvaises herbes.
4°. Cultiver toujours moitié environ des terres en plantes destinées à la nourriture des bestiaux, et les faire consommer dans la ferme.
En suivant ces principes, ne craignez pas de supprimer la versaine, dans quelque terre que ce soit. Mais si vous ne pouvez pas, ou si vous ne voulez pas régler ainsi vos cultures, il faut con-
server la versaine, et vous contenter d’un très-ché-


