452 LES SECRETS
Le cousin. Nous avons des terres trop fortes pour pouvoir y cultiver des pommes de terre; nous en avons aussi où le trèfle ne réussirait pas. Pour celles-là, on ne pourrait pas y appliquer votre méthode.
Benoît. Dans les terres trop fortes pour les pommes de terre, n’avez-vous pas les betteraves, les rutabagas, les choux de diverses espèces, les féveroles, etc.? Toutes ces récoltes, pourvu qu’on les sarcle et bine proprement, remplaceront par- faitement les pommes de terre; le sainfoin, la lupuline, les vesces, le raygrass et plusieurs autres plantes à fourrage, peuvent remplacer le trèfle dans les terres qui ne lui conviendraient pas.
Il ne faut pas croire que l’assolement de quatre ans que je vous ai indiqué, soit le seul qu’on puisse suivre; ce n’était qu’un exemple par lequel je vou- lais vous faire voir qu’avec une culture vigoureuse et des récoltes sarclées, on peut fort bien se passer de versaines. Du reste il y a bien des combinaisons, par lesquelles qn peut amener successivement les plantes les plus convenables, dans un assolement plus ou moins long. C’est à chaque cultivateur à choisir les récoltes qui conviennent le mieux à la nature de son terrain, et qui peuvent lui rapporter le plus de profit, en les combinant de manière à
ne pas trop épuiser sa terre, et à avoir toujours
une forte partie de ses récoltes destinées à la nout-


