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Calendrier du bon cultivateur ou manuel de l'agriculteur praticien / par C.-J.-A. Mathieu de Dombasle
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DE J.-N. BENOIT. 451 ils en rapportent avec autant de certitude: car le lait, le beurre, le fromage, la laine, le lard, la viande grasse, sont d’une vente aussi assurée que les grains, Au prix où je compte ici Les pommes de terre et le trèfle, il faudrait être bien maladroit pour ne pas en tirer l’équivalent en produits des animaux qu’ils auront nourris, et vous aurez de plus tout Le fumier que vous ferez avec ces animaux.

En général, dans toute culture bien entendue; on doit avoir pour principe de faire consommer par des animaux, dans la ferme, la plus grande partie qu’on peut, du produit des terres; car cette partie produit de deux manières, c’est-à-dire, en argent et en fumier; tandis que les récoltes qu’on porte directement au marché, rapportent bien de l'argent, mais sont perdues pour l'amendement des terres. Il n’y a pas de bonne culture là où on ne fait pas de grands profits sur des bestiaux.

Le cousin. Vous me conseilleriez donc de vendre quelques-unes de mes terres pour acheter des bes- tiaux, ét fournir aux avances de culture de celles qui me resteraient? Ma femme n’entendra jamais cela.

Benoft. Il est certain que, par ce moyen, vous pourriez entretenir une culture bien plus riche et bien plus active, et en tirer un profit trois ou quatre fois plus considérable que celui que vous

tirez aujourd’hui.