450 LES SECRETS
C'est-à-dire, encore vingt francs Cinquante cen- times par jour de terre. Ainsi, votre profit, dans ce cas, serait encore, plus de gwarre fois plus consi- dérable qu’aujourd’hui.: dé sorte qu’en réduisant a moitié la quantité de terres que vous cultivez ac- tuellement, votre profit annuel sérait encore plus que doublé.
Poux ne pas compliquer la question, je n’ai pas parlé, dans tous ces comptes, de là valeur du fumier qu’on met sur les terres, quoique ce doive être un article important des comptes de culture réguliers. Vous remarquerez, au reste, que, dans ma suppo- sition; vous feriez toujours chez vous tout le. fu- mier dont vous auriez besoin.
Le cousin. de conçois bien à-peu-près, yos comptes; mais, je m'aperçois que les principaux produits de votre culture perfectionnée; sont les pommes de terre.et le trèfle. Cependant, vous sup- posez que je les ferai consommer par mes bestiaux; ce n’est donc pas un produit destiné.à la vente, et sur lequel je puisse compter poux faire de l'argent, comme sur le blé que je conduis au marché?
Benoît. Noïlà précisément le vice de raisoune- ment le plus pernicieux pourun cultivateur:Jecon- viens que les produits destinés à la nourriture des bestiaux ne rapportent pas directement de l’argent,
comme les denrées qu’on conduit au marché; mais


