MARS. 25 plante, deux erreurs trop ordinaires, qu’on doit éviter. La première est de la placer après une autre récolte de grains, et principalement de blé, ce qui épuise considérablement le sol, et tend à l’empoi- sonner d'herbes nuisibles: c’est presque toujours, ou après unerrécolte sarclée, ou sur le défriche- ment d’une, prairie naturelle ou artificielle, qu'il convient de semer l’avoine;'elle réussit très-bien aussi sur un défrichement de trèfle et sur un seul labour: L'autre erreur est de croire que cette ré- colte ne paie pas aussi bien que celle d’orge les soins qu’on lui donne, et en conséquence, de ne la placer que dans des terres dans lesquelles Porge ne donnerait pas une récolte passable, et de donner à l’avoine beaucoup moins de cultures préparatoires qu’à l'orge. Les prix relatifs de ces deux grains doi- vent seuls diriger le cultivateur sur la préférence qu’il doit donner à l’un ou à l’autre, dans les ter- rains qui sont propres à tous deux; maïs en géné- ral, on doit tenir pour certain que les soins qu’on donne à la récolte d'avoine, par un ou deux labours préparatoires de plus, ainsi que la bonne qualité du sol qu’on y consacre, sont toujours amplement payés par Paugmentation de la récolte.
De toutes les céréales, lavoine est celle qui pré- sente le plus de différence dans la quantité de se- mence qu’on emploie dans divers cantons: dans quelques parties de l’Angleterre, on regarde comme
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