18 JANVIER.
bles qu’on obtiendrait de ce procédé. Le porc est, de tous nos bestiaux, celui auquel une nourriture animale paraît le plus profitable; aussi on voit que les pommes deterre, qui ne contiennent pas Ou très- peu de substance animalisée, ne leur profitent guère, si on n’y joint pas des grains qui contiennent ces principes; et les grains qui en contiennent le plus, sont ceux qui réussissent le mieux pour cela. Le bouillon que je propose ici, serait analogue au lait, et aux lavures de cuisine, qui tiennent des matières animales en solution, et qui conviennent si bien à ces animaux. Il faudrait rechercher, au reste, si ce genre de nourriture ne communiquerait pas une mauvaise qualité à la chair des animaux ou au lard.
IL est probable qu'il faudrait prendre quelques précautions pour empêcher que les os concassés ne s’attachent au fond de la chaudière, il suffirait pour cela d’en garnir le fond d’un païllasson assujetti avec des pierres, et sur lequel on placerait les os. Plus les os seront pilés en poudre fine, plus on en extraira de matière nutritive.
La meilleure manière de faire consommer ce bouillon, serait, je crois, de le mêler aux pommes de terre cuites, en l’employant en place d’eau pour les délayer. On pourrait probablement, par ce moyen; Se dispenser d'ajouter du grain aux pom- mes de terre.
L'engraissement complet d’un cochon exige en-


