JANVIER. 17 qu’il soit profitable de les employer seuls à l’en- graissement des cochons; ilesten général bien plus avantageux de les joindre aux racines. Cependant il peut se rencontrer des circonstances où l'engrais- sement par le moyen des grains seuls, soit encore
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profitable. On calcule qu’un bon cochonaugmente, en poids, de vingt à vingt-cinq livres par hectolitre de grains, moitié orge et moitié pois, qu'il con- somme. Les grains doivent, dans tous les cas, être donnés, seit détrempés, ou, encore mieux, cuits, soit moulus grossièrement: dans ce dernier cas, on doit encore faire détremper la farine quelque temps d’avance, et éclaircir la pâte avec beaucoup d’eau. Il est encore préférable de faire aigrir cette pâte, comme pour les pommes de terre,
Je suis surpris qu’on n’ait pas encore songé à em- ployer; pour l’engraissement des cochons; la gé- latine contenue dans les os. En réduisant les os en poudre, on pourrait facilement extraire une grande partie de leur gélatine, en les mettant dans l’eau qui produit la vapeur destinée à faire cuire les pom- mes de terre: par ce moyen, les seuls frais néces- saires pour obtenir ce bouillon, seraient le broie- ment des os. Depuis plusieurs années, je projette de faire des expériences à ce sujet, mais j'en ai été dé- tourné par d’autres occupations; je les recommande aux personnes qui sont à portée de s’y livrer: je conserve très-peu de doute sur les résultats favora-
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