16 JANVIER. tamment cette nourriture aigre: on mêle un demi- hectolitre de farine de maïs, de pois, d’orge ou de sarrasin, etc., à un hectolitre de pommes de terre cuites, et écrasées pendant qu’elles sont encore bien chaudes, et sans ajouter d’eau; on y mêle quel- ques livres d’un levain aigre de farine d’orge pré- paré à l’avance; lorsque la fermentation est bien établie, on ajoute encore un hectolitre de pommes de terre cuites et écrasées, et on mêle bien le tout; la masse se gonfle considérablement et devient fort aigre. On la délaie dans de l’eau au moment où on veut la donner aux bêtes; dans le commencement de l’engraïssement, on donne cette nourriture fort claire, et ensuite plus épaisse. On peut préparer cette pâte pour huit ou dix jours au moins; car plus elle est aigre, meilleure elle est. Lorsqu'elle est presque finie, on emploie ce qui reste, pour servir de levain à une nouvelle cuvée.
Lorsqu'on fabrique de l’eau-de-vie de grain ou de pomme de terre, on ne peut employer les ré- sidus plus utilement qu’à l’engraissement des co- chons; on les leur donne aussitôt qu’ils sontun peu refroïdis. Les résidus de la distillation des grains n’ont besoin d’aucune addition; mais ceux de la distillation des pommes de terre donneraient un lard mou, si on n’y joignait pas, sur la fin de l’en- graissement, un peu de grain moulu ou cuit.
Il faut que les grains soient à bien bas prix, pour


