14 JANVIER.
la main, qui cependant leur est toujours très-utile, on ne doit jamais s’en dispenser pour les bêtes à l’engrais; elles doivent étre étrillées et bouchon- nées tous les jours avec autant de soin que les che- vaux. La litière doit toujours être très-abondante et fréquemment renouvelée.
La tranquillité des bêtes contribue puissamment aussi à leur prompt engraissement; beaucoup d’ex- cellens engraïsseurs ne laissent jamais entrer d’é- trangers dans leurs étables, Les chiens sur-tout en sont exclus avec le plus grand soin. L’obscurité du local est aussi une circonstance qui influe beaucoup sur la production de la graisse.
ENGRAISSEMENT DES COCHONS.
Dans Les exploitations rurales où l’on ne spécule pas sur l’éducation ou l’engraissemenit des cochons, il est très-rare qu’on n’en engraisse pas quelques- uns pour l’usage de la maison: si on considère l’en- tretien ou l’engraissement du bétail dans une ferme, sous le rapport de la production du fumier, il n’y en a aucune espèce qui, sous ce rapport, soit plus profitable que les cochons, c’est-à-dire qui, à quan- tité de nourriture égale, produise une plus grande quantité de fumier et d’aussi bonne qualité. Je suppose ici qu’on arrange les choses de manière à
ne pas laisser écouler hors des loges l’urine de ces


