JANVIER. 13 opération, on pousse l’attention, à cet égard, jusqu’à un point qui paraît minutieux; mais qui contribue beaucoup à la promptitude de l’engraissement. Or- dinairement, on divise la nourriture journalière en trois repas, qu’on distribue chacun en deux fois, à une heure de distance. Le premier se donne à quatre heures du matin, le second à onze heures, et le troisième à sept heures du soir. On a soin de varier l’espèce de nourriture pour chaque repas: ainsi, si l’on a donné le matin des betteraves décou- pées, avec des tourteaux d’huile en poudre, on don- nera, à onze heures, des pommes de terre cuites, et le soir du foin, et toujours de la paille à discré- tion: au reste, le bétail en mange peu lorsqu'il est bien nourri d’ailleurs.
Cependant, je crois qu’il est préférable de ne donner que deux repas: l’un à sept heures du ma- tin, et l’autre à trois heures après midi, en tenant l’étable soigneusement fermée dans l’intervalle; les bêtes ont plus de temps pour le repos, qui leur pro- fite autant que la nourriture. J'ai adopté cette mé- thode, et je m’en trouve très-bien. Chaque repas est formé de trois services: d’abord du foin, ensuite des résidus de distillation, et enfin des tourteaux d’huile. Le repas dure deux heures environ.
Un autre soin presque aussi important, c’est celui de la propreté: si, dans beaucoup de cas, on né-
glige, pour l'entretien des vaches, le pansement de


