12 JANVIER. Les pommes de terre, dans ce cas, doivent toujours être employées cuites.
Les tourteaux d'huile, et sur-tout ceux de lin, engraissent aussi très-promptement Le bétail; sou- vent on les pile, et on les mêle à la boisson qu’on donne aux bêtes; d’autres fois, on Les répand sur les racines coupées par tranches.
Il est rare que les céréales puissent être em- ployées avec profit à l’engraissement du bétail; mais les féverolès le sont souvent avec beaucoup d’avan- tage; quelquefois on les fait moudre grossièrement, d’autres se contentent de les faire tremper dans l’eau, vingt-quatre heures à l’avance.
Les résidus de la distillation des grains ou des pommes de terre, présentent un des moyens les plus économiques d’engraisser le bétail à cornes; on les leur donne ordinairement avant qu’ils soient re- froidis; dans plusieurs exploitations, on les fait même couler dans l’auge en sortant de l’alambic, de sorte que les bêtes sont forcées d'attendre qu’ils soient refroïdis, avant d’y toucher. Il paraît certain qu’en général les alimens chauds favorisent l’en- graissement, de même qu’une température élevée dans l’étable.
Un des soins les plus importans pour l’engraisse- ment du bétail, c’est la plus exacte régularité dans les heures où l’on distribue la nourriture; dans beau-
coup d’exploitations où l’on entend le mieux cette


