JANVIER. It une année où Le fourrage aurait manqué. Le capital qu’on emploie à l’achat des bestiaux destinés à être engraissés, rentre aussi dans l’espace de quatre à cinq mois; tandis qu’avec les vaches, il est aliéné presque indéfiniment.
On peut compter qu’un bœuf, dans les cinq mois environ que dure son engraissement, consomme au- tant de nourriture qu’une vache dans l’année en- tière; il donne aussi à-peu-près autant de fumier (en supposant la vache nourrie à l’étable pendant toute l’année); et le fumier fourni par le bétail à l’engrais, est sans contredit de meilleure qualité que celui que donnent les bêtes maigres.
Beaucoup de nourriture de diverse espèce peut être employée à l’engraissement des bœufs; quel- quefois, mais rarement, l’engraissement d’hiver se fait avec le foin seul: dans ce cas, on calcule ordinairement qu’un bœuf de sept cents à sept cent cinquante livres, auquel on donne quarante livres de bon foin par jour, augmente, chaque jour, de deux livres de viande; il est beaucoup plus économique de remplacer une grande partie du foin par des ra- cines, telles que pommes de terre, betteraves; ru- tabaga, et sur-tout des carottes et des panais. Si, au lieu de quarante livres de foin, un bœuf en re- çoit seulement dix livres avec soixante livres de pommes de terre, il profite à-peu-près également,
et cette nourriture est beaucoup plus économique:


