10 JANVIER. ou douze et demie. Au reste, cette proportion peut varier dans les diverses races de bétail à cornes; les personnes qui voudraient se livrer à cette spécula- tion avec quelque étendue, feront bien d’acquérir des connaissances précises à ce sujet, relativement à la race de bestiaux sur laquelle ils opèrent: c’est le seul moyen de n’être pas à la merci des acheteurs. Une question fort importante, dans une exploita- tion rurale, est de savoir quelle est la manière la plus profitable d'employer le fourrage et les autres alimens destinés aux bestiaux: dans quelques loca- lités, on croit, à cet égard, que les vaches laitières donnent plus de profit que ie bétail à l’engrais; dans d’autres, l’opinion est tout-à-fait opposée. On conçoit que la solution de cette question dépend es- sentiellement des prix relatifs des divers produits dans chaque localité; elle peut dépendre beaucoup aussi de la race du bétail, qui peut être plus ou moins propre à l’engraissement, ou à la production du lait, du beurre ou du fromage. L’engraissément du bétail présente un avantage très- considérable sur l’entretien des vaches lai- tières: c’est qu’on peut, chaque année, proportion- ner Le nombre de bêtes qu’on achète pour l’engrais, à la quantité de fourrage ou d’autre nourriture qu’on a récoltée; tandis qu’on ne pourrait, dans beaucoup de circonstances, sans une grande perte,
vendre une partie considérable de ses vaches, dans


